Le Comité de Pilotage du projet SASS (volet 2 de la phase III), dont l’exécution est confiée à l’OSS, s’est réuni à Tunis, les 29 et 30 janvier 2010.

Ont pris part à la réunion des représentants de l’OSS, de l’Agence nationale des ressources en eau (Algérie), de la General Water Authority (Libye), de la Direction générale des ressources en eau (Tunisie), de l’Agence du Bassin hydrographique Sahara, des Commissariats régionaux du développement agricole de Kébili, de Gabès et de Médenine (Tunisie), du Système euro-méditerranéen d’information sur les savoir-faire dans le domaine de l'eau (Semide), de l’UNEP/GEF, de l’Unesco, de la Facilité africaine de l’eau (FAE), de l’Agence française de développement, du Centre régional de télédétection des Etats de l'Afrique du Nord (CRTEAN)...
Le SASS est l’un des 270 systèmes aquifères identifiés dans le monde. Les avancées réalisées dans le cadre du projet relatif à ce bassin depuis la première étude publiée en 1970 (ERESS, étude des ressources en eau du Sahara septentrional) par l’Unesco en font «un pionnier d’un ensemble de projets sur les aquifères transfrontaliers mis en œuvre par l’OSS, qui mérite une plus large médiatisation auprès des politiques», a déclaré M. Youba Sokona, Secrétaire exécutif de l’OSS, dans son discours à l’ouverture de la réunion.

«Même le projet de protection environnementale et de développement durable du système aquifère Guarani, un partenariat du Brésil, de l’Argentine, du Paraguay et de l’Uruguay avec l’appui du FEM et de la Banque mondiale n’a pas atteint la maturité du projet SASS», a souligné, pour sa part, Mme
Alice Aureli, représentante de l’Unesco.
Partenaire du projet SASS depuis ses débuts, l’Unesco s’est dit prêt à renforcer sa coopération avec l’OSS et à l’appuyer pour dupliquer cette expérience au niveau d’autres aquifères partagés. Idem pour le Semide, représenté par M. Eric Mino, institution qui joue un rôle important dans le renforcement de la disponibilité de l’information et du suivi des ressources en eau en Méditerranée et de la coordination entre les initiatives existantes productrices d’informations. Sa contribution pourrait porter en particulier sur le volet enquêtes dans les six sites pilotes choisis de concert avec les pays et ayant chacun une problématique spécifique.
Cette nouvelle phase, dont un ensemble
d’activités a été réalisé à travers le projet GeoAquifer, entend «approfondir la connaissance des logiques socio-économiques et environnementales qui sous-tendent les comportements des irrigants des oasis des 3 pays vis-à-vis de cette ressource vitale mais non totalement valorisée, monter et démontrer des solutions efficientes en matière de gestion des terres et des eaux d’irrigation, et mettre en œuvre une démarche participative où l’usager local jouera un rôle-clé», a rappelé M. Sokona. Qui a également salué «l’engagement constant des trois pays partageant les ressources en eau souterraines du SASS dans un contexte de probable stress hydrique et de demande en eau croissante notamment pour l’agriculture».
Le Comité de pilotage a, durant deux jours, discuté le cadre logique de la nouvelle phase, son chronogramme, son budget et les rôles et les responsabilités respectifs des organes d’exécution et de mise en œuvre des activités.
Le projet, d’une durée de trois ans, a opté pour une démarche participative. Sa mise en œuvre impliquera les autorités de l’eau dans les pays (ANRH, GWA et DGRE), les structures nationales en charge de l’agriculture et de l’environnement, les structures régionales en charge de la gestion de l’eau et du développement des périmètres irrigués dans les trois pays, certes, mais également les associations ou tout autre forme d’organisation des usagers de l’eau d’irrigation, les exploitants agricoles et l’ensemble des populations des localités concernées, les consultants nationaux et internationaux…