5 juin 2026
À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, je souhaite adresser un message de solidarité, de responsabilité et d’espoir à l’ensemble de nos États membres, partenaires techniques et financiers, institutions régionales, scientifiques et acteurs de la société civile, ainsi qu’à ceux et celles qui, sur le terrain, œuvrent pour un avenir durable.
Cette journée nous rappelle l’urgence d’agir face à l’accélération des changements environnementaux qui affectent notre planète et, plus particulièrement, l’Afrique. Sur notre continent, la dégradation des terres, la raréfaction de l’eau et la multiplication des épisodes climatiques extrêmes pèsent, lourdement, sur les économies et sur le quotidien de millions de personnes.
Face à cette réalité, l’Observatoire du Sahara et du Sahel a choisi, depuis plus de 30 ans, de mettre la connaissance au service de l’action. Aux côtés de ses États membres, il collecte et produit des données fiables, renforce les capacités nationales et accompagne les territoires et les communautés dans leur adaptation. Notre action repose sur une conviction forte : sans science rigoureuse et sans coopération solide, aucune réponse durable n’est possible.
Cette ambition est aujourd’hui renforcée par les accréditations obtenues par l’OSS auprès des principaux mécanismes financiers internationaux dédiés au climat et à l’environnement. En tant qu’entité accréditée auprès du Fonds vert pour le climat, du Fonds d’adaptation et du Fonds pour les pertes et préjudices, l’OSS accompagne ses pays membres dans la mobilisation des financements nécessaires à la mise en œuvre de projets transformateurs, adaptés aux réalités locales et porteurs d’impacts durables. C’est une responsabilité que nous mesurons pleinement et une marque de confiance que nous entendons honorer.
Les crises climatiques, écologiques et foncières sont indissociables et c’est ensemble qu’il faut les traiter. Tel est le sens de la synergie entre les trois Conventions de Rio : la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, la Convention sur la diversité biologique et la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. C’est dans ce sens que nous soutenons le développement d’approches territoriales, multisectorielles et inclusives, favorisant la résilience des communautés et des écosystèmes.
Tel est aussi l’esprit de la Grande Muraille Verte, une des réponses les plus ambitieuses et les plus fédératrices aux défis environnementaux, climatiques et socio-économiques auxquels fait face le continent africain. Elle constitue, bien au-delà d’un programme de restauration des terres, un véritable projet de développement territorial intégré, créateur d’opportunités économiques, de sécurité alimentaire, de résilience climatique et de stabilité pour les populations.
L’Initiative incarne concrètement l’esprit de la synergie des Conventions de Rio, en associant lutte contre la désertification, adaptation au changement climatique, préservation de la biodiversité et amélioration des conditions de vie des communautés locales. Elle ouvre des perspectives économiques, soutient la sécurité alimentaire et offre aux populations des raisons de demeurer et de préserver leurs territoires. Sa branche sahélienne en constitue le cœur et il importe d’en consolider les engagements. Ses branches nord et sud appellent une attention équivalente, afin qu’aucun espace aride, semi-aride ou subhumide du continent ne reste à l’écart de cet effort commun.
L’OSS réaffirme sa pleine disponibilité à accompagner ses États membres et ses partenaires dans cette dynamique, en mettant à leur service son expertise scientifique, sa capacité à mobiliser des financements climatiques et environnementaux et son expérience dans la mise en œuvre d’actions régionales structurantes. Car les raisons d’agir avec confiance ne manquent pas. L’Afrique peut compter sur une jeunesse déterminée, sur un potentiel exceptionnel en énergies renouvelables, sur des savoirs locaux précieux et sur une volonté politique croissante.
En cette Journée mondiale de l’environnement, j’invite l’ensemble de nos partenaires à renouveler leur engagement en faveur d’une action collective ambitieuse, fondée sur la coopération régionale, l’innovation et la responsabilité partagée. Notre environnement est, non seulement un héritage à préserver, mais aussi et surtout une condition pour la prospérité et la stabilité de notre continent.
En cette journée symbolique, gardons confiance dans notre capacité collective à transformer les défis en opportunités et à faire émerger des solutions à la hauteur des enjeux. L’espoir se construit par l’action, la coopération et la détermination. Chaque hectare restauré, chaque ressource préservée, chaque communauté renforcée et chaque partenariat noué sont un legs pour les générations futures.
Bonne Journée mondiale de l’environnement à toutes et à tous.