22 mars 2026
La Journée mondiale de l’eau, célébrée chaque année le 22 mars, vise à soutenir la réalisation de l’objectif de développement durable N°6 : « eau propre et assainissement, pour tous d’ici à 2030 ». Pour 2026, l’ONU a retenu comme thème « L’eau, source d’égalité », en particulier entre hommes et femmes. Cette question d’égalité va au-delà de la simple disponibilité de la ressource en eau. Elle pose une question de droits d’accès à l’eau pour les femmes dans le monde.
L’eau est bien plus qu’une ressource naturelle : elle constitue un levier fondamental de développement, de résilience et d’équité. Pourtant, son accès et sa gestion révèlent encore des inégalités profondes, notamment entre les femmes et les hommes.
En Afrique, dans de nombreuses régions, les femmes demeurent en première ligne face aux défis liés à l’eau. Elles en assurent la collecte, la gestion et subissent de plein fouet les conséquences de son manque ou de sa mauvaise qualité. Cette réalité restreint leur accès à l’éducation, aux opportunités économiques et à la prise de décision.
En Afrique, les femmes subissent de plein fouet les conséquences liées à la rareté de la ressource en eau potable sur le plan économique, sanitaire et politique. Cette réalité restreint leur accès ç l’éducation, aux opportunités économiques et à la sphère de prise de décision.
Partout dans le monde, ce sont les femmes et les filles qui supportent le plus souvent le fardeau quotidien de l’insécurité hydrique. Dans plus de 80 % des foyers ruraux dépourvus d’accès direct à l’eau, ce sont elles qui sont chargées de la collecter, de parcourir de longues distances et d’en gérer l’utilisation. Ce travail mobilise 250 millions d’heures chaque jour à l’échelle mondialeLa thématique « Eau et Genre » met en lumière une évidence : la crise de l’eau est aussi une crise d’inégalités. Lorsque les femmes sont pleinement impliquées dans la gouvernance de l’eau, les solutions deviennent plus inclusives, plus durables et surtout plus efficaces.
Dans cette dynamique, l’eau constitue un pilier central des actions de l’Observatoire du Sahara et du Sahel, qui promeut une gestion intégrée, équitable et durable des ressources hydriques.
À travers ses initiatives régionales et son engagement en faveur de la coopération, l’OSS contribue à renforcer les capacités des acteurs et à intégrer les dimensions sociales et de genre dans les politiques de l’eau.
À cet égard, la Présidence du Réseau Africain des Organismes de Bassin (RAOB) confiée à l’OSS illustre son engagement en faveur d’une gouvernance concertée et inclusive des bassins transfrontaliers qui, de fait, sont, des leviers pour un droit d’accès équitable à l’eau pour les femmes en Afrique.
Eriger l’eau en instrument d’égalité, c’est reconnaître le rôle central des femmes, valoriser leur expertise et leur leadership, et garantir leur participation effective aux processus décisionnels.
Une gestion équitable de l’eau ne bénéficie pas uniquement aux femmes : elle constitue un fondement essentiel pour des sociétés plus résilientes, prospères et durables.