L'OSS s'engage dans le Dialogue régional du GCF avec l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale

Accra, Ghana | 29 septembre – 2 octobre 2026

L’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) a participé au Dialogue régional du GCF avec l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, organisé du 29 septembre au 2 octobre 2026 à Accra, au Ghana. Organisé par le Fonds vert pour le climat (GCF), ce Dialogue de quatre jours a réuni les Autorités Nationales Désignées (NDA), les Entités d’Accès Direct (DAE), les Entités Accréditées, les partenaires au développement, les acteurs du secteur privé et d’autres parties prenantes régionales afin d’échanger sur les priorités et les approches concrètes permettant d’élargir l’accès au financement climatique en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale.

Organisé à une étape importante de l’évolution de l’engagement régional du GCF, le Dialogue a offert une plateforme permettant d’examiner comment les priorités climatiques peuvent se traduire en programmes prêts à l’investissement, en capacités institutionnelles renforcées et en actions climatiques efficaces sur le terrain. Les discussions ont porté sur la programmation du GCF, la structuration des investissements, l’appui à la préparation (Readiness), l’Accès Direct, l’engagement du secteur privé, le développement de projets et l’évaluation des propositions de financement.

Répondre aux évolutions du paysage du financement climatique
Le Dialogue a permis de porter un regard stratégique sur l’évolution du paysage du financement climatique en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, avec une attention particulière aux opportunités et aux contraintes qui influent sur la mobilisation et le changement d’échelle des investissements. Les discussions ont porté sur les orientations stratégiques du GCF, le financement climatique du secteur public, l’engagement du secteur privé et le financement mixte, ainsi que sur les approches visant à renforcer et à accélérer les portefeuilles de projets d’investissement.

Une attention particulière a été accordée aux domaines dans lesquels le financement climatique peut soutenir des transformations profondes, notamment la résilience urbaine et la mobilité à faibles émissions, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance ruraux résilients, le financement des écosystèmes et des solutions fondées sur la nature, ainsi que l’action climatique dans des environnements vulnérables et des contextes opérationnels complexes.

Au fil de ces discussions, les participants ont souligné l’importance de dépasser les interventions isolées au profit de programmes capables de générer des transformations plus larges et durables. Le renforcement de la préparation des projets, la levée des obstacles à leur bancabilité et à leur financement, la mobilisation de capitaux privés et la constitution de portefeuilles d’investissement cohérents sont apparus comme des éléments essentiels pour traduire les priorités climatiques nationales en investissements susceptibles d’être déployés à plus grande échelle.

Renforcer la préparation et l’Accès Direct
Une part importante du Dialogue a été consacrée à l’appui à la préparation (Readiness) et à l’Accès Direct, reflétant le rôle central des institutions nationales dans le renforcement de l’appropriation par les pays et leur capacité à piloter le développement et la mise en œuvre de programmes de financement climatique.

Les discussions sur le Readiness ont mis en évidence la nécessité de renforcer les capacités institutionnelles et opérationnelles des Entités d’Accès Direct afin qu’elles puissent non seulement développer des portefeuilles de projets de financement climatique, mais également mettre en œuvre et superviser efficacement les programmes et projets qui en découlent. Les expériences partagées par les DAE ont également démontré l’intérêt de l’apprentissage entre pairs, de la coopération technique et des échanges Sud-Sud pour renforcer les capacités de développement et de mise en œuvre des projets.

Les échanges sur l’Accès Direct ont également permis d’examiner le rôle des DAE dans le renforcement de l’appropriation nationale, le développement de portefeuilles de projets prêts à l’investissement et la consolidation des dispositifs de mise en œuvre. Les participants ont échangé sur les difficultés concrètes rencontrées par les institutions nationales et régionales accréditées, ainsi que sur les moyens de rendre leur interaction avec le GCF plus efficace. L’évolution des processus du GCF relatifs aux notes conceptuelles et aux propositions de financement, notamment l’importance d’un dialogue précoce avec le Fonds, a également été soulignée comme un facteur déterminant pour améliorer la qualité et l’efficacité de la préparation des projets.

De la préparation des projets à une mise en œuvre efficace
Le Dialogue a accordé une importance égale à ce qui intervient après l’approbation des projets, en soulignant la nécessité d’anticiper les difficultés de mise en œuvre et de préserver les conditions nécessaires à l’atteinte des résultats attendus.

Les discussions consacrées à la gestion adaptative ont montré comment les procédures juridiques et administratives, les retards dans les procédures de passation des marchés, l’évolution des coûts ou des technologies, ainsi que d’autres réalités liées à la mise en œuvre peuvent nécessiter des ajustements dûment justifiés au cours du cycle du projet. Les participants ont insisté sur l’importance d’anticiper ces difficultés dès la phase de conception, de maintenir un dialogue précoce et continu avec le GCF et de veiller à ce que tout ajustement reste conforme aux objectifs approuvés et aux résultats attendus.

Le rôle des NDA a également été présenté comme allant au-delà de la procédure de non-objection, notamment pour veiller au maintien de l’alignement sur les priorités nationales tout au long du cycle du projet. Dans ce contexte, le dispositif de placement d’agents de liaison du GCF a été présenté comme un mécanisme permettant de renforcer l’interface entre les NDA et le Fonds et de soutenir leur engagement continu auprès du GCF. Cet appui complémentaire peut contribuer à une coordination plus efficace et au maintien de l’appropriation nationale pendant la mise en œuvre.

Ces considérations ont été complétées par des discussions sur l’évaluation, par le GCF, des propositions de financement, avec une attention particulière portée à la qualité et à la cohérence de la justification climatique (climate rationale). Les sessions ont souligné la nécessité de définir clairement la problématique climatique, de fournir une situation de référence et un scénario contrefactuel crédibles, d’identifier les obstacles à l’action climatique et de démontrer l’existence d’un lien cohérent entre la théorie du changement, les activités, les produits et les résultats attendus. Pour les interventions d’adaptation comme d’atténuation, des données probantes solides, une additionnalité clairement établie, des hypothèses réalistes et une trajectoire crédible vers des impacts durables demeurent des éléments essentiels d’une proposition de financement solide.

Une session spécifique a également porté sur les dimensions juridiques et contractuelles des propositions de financement du GCF. Les discussions ont abordé les rôles et responsabilités des Entités Accréditées et des Entités d’Exécution, les dispositions contractuelles tout au long de la chaîne de mise en œuvre, la diligence raisonnable juridique, les critères d’éligibilité, les instruments financiers et la traçabilité des ressources du GCF jusqu’aux bénéficiaires finaux. Une attention particulière a été accordée à la cohérence entre la proposition de financement, ses annexes et la documentation juridique applicable, ainsi qu’à la transition du GCF vers le cadre révisé des Conditions générales. La session a souligné l’importance de prendre en compte les exigences juridiques dès les premières étapes afin de faciliter le processus d’examen et d’approbation et de réduire au minimum les éventuels retards lors de la mise en œuvre.

L’OSS renforce son engagement auprès du GCF et de ses partenaires
Pour l’OSS, le Dialogue régional a également constitué une occasion importante de renforcer son engagement auprès du GCF et de ses partenaires régionaux. Parallèlement à sa participation aux sessions du Dialogue, l’OSS a tenu plusieurs réunions bilatérales avec des responsables du GCF en charge de différentes initiatives thématiques et nationales.

Ces échanges ont porté sur les projets actuellement mis en œuvre par l’OSS, ainsi que sur les propositions et notes conceptuelles en cours d’élaboration au sein de son portefeuille. Les discussions ont concerné les processus en cours, la préparation des projets et les possibilités de faire progresser les interventions émergentes conformément aux exigences du GCF et aux priorités des pays.

Des échanges bilatéraux ont également été organisés avec des partenaires, notamment des représentants des Autorités Nationales Désignées et d’autres acteurs régionaux, autour de nouvelles initiatives potentielles et de domaines de coopération. Ces échanges ont contribué à renforcer les liens entre les priorités nationales, le développement de projets et l’accès aux ressources du GCF, tout en ouvrant des perspectives de collaboration supplémentaires.

Dans le cadre de son mandat visant à accompagner les pays africains face aux défis environnementaux et climatiques, et en sa qualité d’Entité Accréditée auprès du GCF, l’OSS poursuit son appui aux pays africains afin de renforcer leurs capacités à accéder au financement climatique et à le mobiliser efficacement. Le Dialogue régional a permis de mieux appréhender l’évolution de l’architecture du GCF et a réaffirmé l’importance de l’appropriation nationale, d’institutions solides, d’une préparation de qualité des projets, d’une mise en œuvre efficace et de partenariats stratégiques pour traduire les priorités climatiques en investissements concrets et durables.

Les échanges tenus à Accra alimenteront la poursuite de l’engagement de l’OSS auprès du GCF et de ses partenaires nationaux et régionaux, en soutenant le développement d’initiatives robustes de financement climatique, portées par les pays et contribuant à renforcer la résilience climatique en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale.

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