Lancement de l’atelier régional de renforcement des capacités sur l’établissement des rapports nationaux 2026 de la CNULCD

Dakar, 18-22 mai 2026

Le processus d’établissement des rapports 2026 de la CNULCD est une étape cruciale dans la lutte contre désertification, la dégradation des terres et la sécheresse. Dans cette perspective, la CNULCD, en partenariat avec l’OSS, le PNUE, le GEF et avec l’appui du Ministère de l’Environnement et de la Transition Écologique du Sénégal, organise un atelier régional de renforcement des capacités des points focaux sur l’établissement des rapports nationaux au profit de 26 pays francophones, afin de leur permettre de contribuer à l’Objectif de Développement Durable (ODD) 15.3.

Rencontre de haut niveau, cet atelier s’est ouvert sous l’égide du Dr. Abdourahmane Diouf, Ministre de l’Environnement et de la Transition Écologique de la République du Sénégal, pays hôte de l’événement. Fort de l’expérience de son pays en matière de résilience écologique, le Ministre est revenu sur les enjeux mondiaux liés à la lutte contre la sécheresse et la dégradation des terres, soulignant leur caractère déterminant pour les pays africains, à la fois parmi les moins pollueurs et les plus vulnérables aux effets du changement climatique. Il a également mis en avant le potentiel de l’Afrique francophone, qu’il considère comme un véritable pôle de compétences capable d’apporter des réponses pertinentes et innovantes aux défis climatiques.

« Face à cette situation, il devient impératif de placer la lutte contre la désertification au cœur des politiques publiques et des stratégies nationales », a déclaré le Ministre dans son allocution.

Porté par cette dynamique d’engagement, M. Mustapha Mimouni, représentant de l’OSS, a poursuivi le plaidoyer en faveur d’une Afrique francophone renforçant ses capacités dans l’élaboration des rapports nationaux. Il a souligné le rôle central des équipes nationales et des points focaux de la CNULCD, appelés à consolider leurs compétences afin de contribuer efficacement aux cadres mondiaux de suivi de la Convention. Une telle dynamique offre aux pays africains l’opportunité non seulement de partager et d’acquérir des connaissances, mais également de proposer des réponses africaines adaptées aux défis auxquels font face de nombreuses régions du monde.

Pour M. Mimouni, cette initiative constitue une occasion concrète de passer « de la théorie à la pratique ». Il s’est montré confiant quant à la capacité des pays africains à bâtir une résilience fondée sur le partage des connaissances et le renforcement des compétences. À travers la formation à la plateforme PRAIS 4 - un outil conçu pour faciliter et harmoniser le processus de rapportage national - se construit progressivement un véritable système d’information, de suivi et de partage des connaissances au service des Parties africaines.


L’OSS : une expertise au service de l’Afrique
 

Au-delà de cette rencontre internationale réunissant 26 pays francophones d’Afrique, c’est une véritable dynamique de résilience écologique qui se consolide sous le leadership de l’OSS. À travers son engagement et son expertise, l’institution réaffirme sa capacité à conduire des initiatives structurantes au service du continent, en accompagnant les pays africains dans leurs efforts pour faire face à l’avancée de la désertification et de la dégradation des terres grâce à un appui technique et financier adapté.
 
Plaidoyer pour la diplomatie environnementale

Cette cérémonie d’ouverture marque le lancement de quatre jours de formation qui devraient constituer un acquis concret et un levier de plaidoyer en perspective de la CoP17 de la CNULCD, prévue en Mongolie au mois d’août prochain.