27e Session du Comité d’Orientation Stratégique de l’OSS, Tunis, 28 janvier 2025
Tenue le 28 janvier 2025 à Tunis, la 27e session du Comité d’…
Tripoli, 9–10 septembre 2026
Avec l’appui de l’OSS, trois institutions libyennes franchissent une nouvelle étape dans leur préparation à l’accréditation auprès du Fonds vert pour le climat (GCF), contribuant ainsi au renforcement des capacités nationales d’accès et de gestion de la finance climat.
Disposer d’institutions nationales solides constitue un levier essentiel pour permettre à la Libye de mieux mobiliser la finance climat et de traduire ses priorités en investissements concrets. C’est dans cette perspective que l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS), en étroite coordination avec l’Autorité Nationale Désignée (AND) de la Libye et le ministère de l’Environnement, a organisé à Tripoli, les 9 et 10 septembre 2026, un deuxième atelier consacré à la préparation à l’accréditation auprès du Fonds vert pour le climat (GCF).
Organisé dans le cadre du projet READINESS Libya II, financé par le GCF, cet atelier a permis de franchir une nouvelle étape : passer d’une compréhension générale des exigences d’accréditation à une analyse ciblée des capacités et des besoins propres à chacune des institutions concernées.
Trois institutions identifiées comme candidates potentielles ont pris part aux travaux : le Fonds libyen pour la protection de l’environnement (LEPF), la Renewable Energy Holding Company (REHC) et le Libyan Center for Studies and Research in Environmental Science & Technology (SRCEST).
Leur préparation s’inscrit dans une démarche nationale plus large visant à renforcer la capacité de la Libye à mobiliser, gérer et orienter les financements climatiques vers des investissements répondant aux priorités du pays. La participation du Point Focal National du GCF et des représentants de l’AND témoigne également de l’appropriation nationale de ce processus.
Une nouvelle étape, au plus près des besoins des institutions
Après une première formation organisée à Tunis du 19 au 21 août 2026, consacrée à la compréhension des exigences du GCF, l’atelier de Tripoli a donné une dimension plus opérationnelle à l’accompagnement.
Avec l’appui de l’OSS, chacune des trois institutions a pu examiner ses capacités existantes et identifier les écarts à combler au regard des exigences d’accréditation. Cette analyse a permis de dégager des actions prioritaires concernant notamment les politiques et procédures internes, les systèmes institutionnels ainsi que les éléments justificatifs nécessaires à la poursuite du processus.
Les constats établis ont ainsi été traduits en feuilles de route adaptées à la situation et aux besoins propres à chaque institution. Cette approche permet de capitaliser sur les acquis existants tout en ciblant précisément les aspects nécessitant un renforcement.
L’OSS, trait d’union entre les exigences du GCF et les réalités nationales
L’accompagnement assuré par l’OSS ne se limite pas à présenter les critères internationaux d’accréditation. Il vise à les traduire en mesures concrètes et applicables, tenant compte du fonctionnement, des capacités et des besoins spécifiques des institutions libyennes.
En travaillant étroitement avec l’AND, le ministère de l’Environnement et les trois institutions concernées, l’OSS contribue ainsi à ancrer la démarche dans les structures nationales et à favoriser une appropriation durable du processus.
Cette approche repose sur un principe essentiel : partir des capacités déjà disponibles, identifier les améliorations nécessaires et accompagner progressivement les institutions dans leur préparation, plutôt que d’appliquer un modèle uniforme.
L’accréditation comme levier de capacités durables
L’enjeu dépasse toutefois la préparation de dossiers d’accréditation. Le renforcement des politiques, des procédures et des systèmes internes contribue plus largement à doter les institutions libyennes de capacités durables pour gérer efficacement les ressources climatiques et accompagner la mise en œuvre d’investissements alignés sur les priorités nationales.
Pour les entités nationales éligibles, l’accréditation peut ouvrir la voie à un accès direct aux ressources du GCF, sous réserve des procédures d’évaluation et d’approbation du Fonds. La préparation engagée contribue ainsi à renforcer progressivement l’appropriation nationale de la finance climat et les capacités du pays à porter ses propres investissements climatiques.
Des institutions renforcées pour porter les investissements de demain
Dans le cadre de READINESS Libya II, ce travail institutionnel s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation de l’écosystème libyen de la finance climat. Il vient notamment compléter l’élaboration de notes conceptuelles de projets climatiques, créant un lien entre le renforcement des institutions et le développement de futurs investissements.
Les évaluations et les feuilles de route élaborées à Tripoli constituent désormais une base de travail pour les prochaines étapes. Elles permettront aux institutions participantes de poursuivre la correction des écarts identifiés et de renforcer progressivement les dispositifs nécessaires à une éventuelle accréditation.
À plus long terme, l’ambition dépasse le processus d’accréditation lui-même : il s’agit de renforcer la capacité de la Libye à mobiliser, gérer et déployer la finance climat à travers ses propres institutions, au service d’une réponse climatique davantage portée par les acteurs nationaux et inscrite dans la durée.
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