27e Session du Comité d’Orientation Stratégique de l’OSS, Tunis, 28 janvier 2025
Tenue le 28 janvier 2025 à Tunis, la 27e session du Comité d’…
Erevan, Arménie 19-30 octobre 2026
À l’occasion de la 17ᵉ Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (COP17), l’Observatoire du Sahara et du Sahel réaffirme son engagement au sein du réseau africain des Centres d’appui à la coopération technique et scientifique (TSCC), aux côtés de quatre autres institutions régionales. Ensemble, ces centres aident les 54 pays africains Parties à la Convention renforcer leurs capacités et à mettre en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal.
La mobilisation des TSCC répond à un besoin urgent où les pays doivent consolider leurs systèmes d’information, améliorer le suivi de la biodiversité et traduire leurs engagements internationaux en actions concrètes.
À l’échelle de l’Afrique, cette coopération repose sur la complémentarité des cinq centres : l’OSS pour l’Afrique du Nord et le Sahel, le Centre de Suivi Écologique (CSE) pour l’Afrique de l’Ouest, la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), le Centre régional de cartographie des ressources pour le développement (RCMRD) pour l’Afrique de l’Est et l’Institut national sud-africain de la biodiversité (SANBI) pour l’Afrique australe.
Leurs domaines d’intervention couvrent, entre autres, les données sur la biodiversité, le suivi des écosystèmes, la planification spatiale, la restauration écologique, les rapports nationaux, la gouvernance, les partenariats scientifiques, la biosécurité, ainsi que l’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages.
L’OSS, un acteur de la coopération scientifique en Afrique du Nord et au Sahel
L'OSS met son expertise en outils géospatiaux et en comptabilité du capital naturel au service des pays de sa région. Il œuvre aussi au rapprochement des processus de rapportage de la Convention sur la diversité biologique (CDB) et de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), afin de mieux articuler biodiversité, dégradation des terres et gestion durable des ressources naturelles.
Ce travail améliore la cohérence des données utilisées par les pays, renforce leurs dispositifs nationaux de suivi et favorise la prise en compte des interactions entre écosystèmes, ressources naturelles et politiques environnementales. Il s'inscrit dans une démarche de coopération régionale visant à rapprocher les connaissances scientifiques des besoins des pays, pour mieux les utiliser dans la planification, le suivi et la mise en œuvre des engagements internationaux.
Des avancées concrètes dans les autres sous-régions africaines
Le mécanisme africain de coopération technique et scientifique a franchi plusieurs étapes. Des accords ont été conclus avec les pays/institutions hôtes, des plans de travail élaborés et des dispositifs de coordination progressivement établis. Les besoins régionaux ont été évalués à partir des priorités définies par les Parties elles-mêmes, ce qui a permis d’orienter les premiers appuis techniques et de mobiliser des partenaires.
Complémentaires, ces contributions permettent de mutualiser les compétences à l’échelle régionale tout en tenant compte des réalités nationales. Elles consolident les systèmes d’information et de suivi et facilitent l’atteinte des objectifs mondiaux de biodiversité à l’horizon 2030.
Des besoins croissants face à des ressources limitées
Malgré ces progrès, les cinq centres se heurtent aux même contraintes: financements insuffisants, capacités techniques limitées, fragmentation des systèmes de données et difficultés de coordination institutionnelle.
Les résultats déjà obtenus reposent en grande partie sur des ressources modestes, notamment des subventions de courte durée, les effectifs existants au sein des institutions et la mobilisation de leurs partenaires. Si ces réalisations démontrent que le mécanisme de coopération technique et scientifique fonctionne, elles ne signifient pas pour autant que les centres disposent des moyens nécessaires pour répondre durablement aux attentes des pays.
Les attentes dépassent désormais le cadre des formations ponctuelles. Les pays sollicitent un accompagnement technique continu pour cartographier et valoriser leurs données existantes, mettre en place des systèmes nationaux d’information intégrés, développer des méthodologies communes et améliorer leur suivi. Les centres sont en mesure de faciliter les échanges techniques, la mutualisation des expertises et l’apprentissage entre pairs, tout en garantissant l’appropriation nationale des actions.
Cette nécessité a notamment été mise en évidence lors du Dialogue mondial organisé à Kunming en septembre 2026. Les échanges ont confirmé l’importance de disposer d’une architecture régionale capable de soutenir les pays dans la consolidation de leurs systèmes nationaux d’information et de suivi.
Le Dialogue mondial de Kunming, en septembre 2026, a souligné la nécessité d'une architecture régionale capable de soutenir les pays dans la consolidation de leurs systèmes nationaux. Les récentes conclusions de l'Organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques (SBSTTA) et de l'Organe subsidiaire chargé de l'application (SBI) vont dans le même sens : elles comportent environ 64 demandes de coopération technique et scientifique.
Alors que les pays évoluent vers des systèmes permanents de suivi de la biodiversité, les institutions qui les appuient doivent pouvoir inscrire leur action dans la durée, au-delà des cycles de projets.
Des financements prévisibles pour consolider le mécanisme africain
L’accès aux financements demeure l’un des principaux obstacles au développement des activités des centres. Aucune modalité claire ne leur permet encore d’accéder aux ressources du Fonds pour l’environnement mondial (GEF), et l’accès au Fonds du Cadre mondial pour la biodiversité se révèle difficile.
A la COP16, les Parties ont encouragé le soutien aux centres et invité le GEF ainsi que le Conseil du Fonds à examiner les moyens de faciliter leur accès aux financements. Les cinq institutions appellent désormais à concrétiser ces décisions par des mécanismes de financement prévisibles, accessibles et adaptés à leurs missions.
Aux Parties, aux donateurs et aux partenaires financiers, elles proposent de renforcer leur collaboration autour de plusieurs priorités : assurer un accompagnement technique durable dans les pays, consolider les systèmes de données et de suivi, faciliter la préparation de projets finançables et développer une initiative conjointe portée par les cinq centres, en concertation avec les Parties et l’Entité de coordination mondiale.
L’objectif est de permettre à ce dispositif régional de répondre à la demande croissante, de mieux mobiliser les compétences disponibles sur le continent et de renforcer l’efficacité de la coopération scientifique au service des priorités nationales.
L’OSS engagé pour une coopération scientifique africaine renforcée
Pour l’OSS, consolider le mécanisme des TSCC relève d’une approche intégrée des défis environnementaux en Afrique du Nord et au Sahel. Rapprocher connaissances scientifiques, outils de suivi et processus de décision est essentiel pour mieux articuler la préservation de la biodiversité, lutte contre la dégradation des terres et gestion durable des ressources naturelles.
À la COP17, la mobilisation des cinq centres montre le potentiel d’une coopération régionale fondée sur la complémentarité des expertises et l’accompagnement dans la durée. Les structures sont en place, les besoins identifiés et les premières actions lancées. L’enjeu est désormais de consolider les moyens techniques, institutionnels et financiers pour amplifier ces résultats.
Par son engagement dans ce réseau, l’OSS réaffirme sa contribution à une coopération scientifique africaine renforcée au service de la biodiversité, de la gestion durable des terres et de la résilience des écosystèmes et des populations.
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