Coopération transfrontalière en Afrique : l’OSS au cœur du dialogue continental sur l’eau

Addis-Abeba, 17-18 février 2026

La coopération sur les eaux partagées constitue un levier essentiel pour la résilience climatique, la stabilité régionale et le développement durable en Afrique. Dans cette dynamique, l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) s’inscrit pleinement dans les processus continentaux visant à renforcer la gouvernance et l’investissement dans les bassins et aquifères transfrontaliers.

Dans le cadre du dialogue continental sur la gestion des ressources en eau transfrontalières, l’OSS contribue activement à structurer une coordination technique renforcée entre institutions africaines, organisations de bassins, communautés économiques régionales et partenaires financiers. L’objectif est clair : consolider des priorités communes, renforcer les capacités institutionnelles et améliorer la préparation d’investissements durables et résilients au climat.

Prenant part au dialogue panafricain sur la gestion des ressources en eau transfrontalières, organisé par la Commission de l’Union Africaine (CUA) et l’AMCOW en partenariat avec la GIZ, le GEF et le PNUD,  M. Nabil Ben Khatra, Secrétaire Exécutif de l’OSS et Président du Réseau Africain des Organismes de Bassin (RAOB), a rappelé que la coopération transfrontalière ne relève pas d’un principe théorique, mais d’une réalité opérationnelle quotidienne. Il a apprécié le rôle des organisations de bassins qui assurent la traduction des engagements continentaux en actions concrètes : dialogue entre États riverains, gestion d’infrastructures partagées, systèmes d’information, planification climatique et appui à la mobilisation des financements. Aussi, a-t-il mis l’accent sur le caractère vital de l’eau comme vecteur de paix et de stabilité en Afrique contribuant de façon significative à l’agenda 2063 de l’Union Africaine. 

Le Secrétaire Exécutif a souligné l’importance de consolider les priorités techniques à l’échelle continentale, de renforcer la préparation de projets bancables et de favoriser l’apprentissage entre pairs, tout en veillant à la complémentarité des mécanismes existants. Cette synergie continentale sous la houlette de l’Union Africaine qui célèbre 2026 comme année de la « disponibilité durable de l'eau et des systèmes d'assainissement fiables pour atteindre les objectifs de l'Agenda 2063 », est une étape importante pour fédérer et renforcer toutes les initiatives d’investissement autour du Programme d’Investissement Africain (PIA) qui servira de levier pour « l’Afrique que nous voulons ».