27e Session du Comité d’Orientation Stratégique de l’OSS, Tunis, 28 janvier 2025
Tenue le 28 janvier 2025 à Tunis, la 27e session du Comité d’…
Kairouan, 6–7 octobre 2026
Du Sud au Centre, puis au Nord, le Rapport national 2026 de la Tunisie à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification se construit au plus près des territoires. À travers une série de consultations régionales menée avec le Ministère de l’Environnement, l’Observatoire du Sahara et du Sahel accompagne un processus qui associe données d’observation de la Terre, expertise technique et connaissance du terrain. Après Zarzis, Kairouan accueille les 6 et 7 octobre 2026 la deuxième étape de cette démarche nationale, consacrée aux gouvernorats du Centre.
Dans le cadre de l’accompagnement de la Tunisie pour la préparation de son Rapport national 2026 à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS), en collaboration avec le Ministère de l’Environnement, organise à Kairouan un atelier régional d’information, de formation et de validation réunissant les institutions et acteurs concernés des gouvernorats du Centre.
Cette rencontre constitue la deuxième étape d’un processus régional destiné à renforcer la participation des acteurs territoriaux au rapportage national. L’objectif est de consolider les données disponibles, de renforcer les capacités sur les méthodologies et les outils de rapportage à la CNULCD et, surtout, de confronter les résultats techniques à la connaissance des territoires.
Au cœur des travaux figure l’indicateur 15.3.1 des Objectifs de développement durable, qui permet de suivre la proportion des terres dégradées par rapport à la superficie totale. Les participants examinent les résultats préliminaires relatifs à ses trois composantes : l’occupation du sol, la productivité des terres et le carbone organique du sol.
À partir de supports cartographiques et de résultats issus notamment de l’observation de la Terre, les participants sont directement associés à l’analyse et à l’interprétation des informations disponibles. Leur connaissance des territoires permet de confronter les résultats obtenus aux réalités locales et de mieux identifier les zones effectivement touchées par la dégradation des terres, mais également celles où des dynamiques de restauration ou d’amélioration sont observées.
Les échanges permettent ainsi d’affiner l’identification des zones critiques (hotspots) et des zones présentant des évolutions positives (bright spots), tout en mettant en évidence les éventuelles lacunes dans les données. Une attention particulière est également portée aux faux positifs et aux faux négatifs, afin de vérifier si les changements détectés par les analyses géospatiales correspondent effectivement à une dégradation ou à une amélioration des terres.
Cette étape de validation territoriale est déterminante : les données issues de l’observation de la Terre fournissent une lecture objective des évolutions observées, tandis que l’expertise des acteurs locaux permet de les interpréter au regard des usages des terres, des dynamiques environnementales et des réalités propres à chaque territoire. Leur mise en commun contribue ainsi à renforcer la qualité et la fiabilité des informations qui alimenteront le rapport national.
L’atelier de Kairouan s’inscrit dans une démarche progressive couvrant les différentes régions du pays. Il fait suite à une première rencontre organisée à Zarzis les 1er et 2 octobre 2026, consacrée aux gouvernorats du Sud. Le processus se poursuivra à Tabarka les 20 et 21 octobre 2026, avec les gouvernorats du Nord.
À travers ces trois rendez-vous régionaux — Sud, Centre et Nord —, les contributions territoriales seront progressivement recueillies, analysées et consolidées afin de disposer d’une lecture nationale tenant compte de la diversité des situations observées sur le terrain. Le processus sera ensuite couronné par un atelier national de validation, qui permettra de mettre en commun les contributions régionales et de parvenir à une validation collective des données et analyses destinées au Rapport national 2026.
À travers cet accompagnement, l’OSS contribue à faire du rapportage CNULCD un exercice à la fois technique, participatif et ancré dans les territoires. Le croisement entre observation de la Terre, expertise scientifique et connaissance du terrain doit permettre à la Tunisie de disposer d’une évaluation consolidée de l’état et des dynamiques de dégradation et de restauration de ses terres, au service de la gestion durable des ressources naturelles et de la lutte contre la désertification.
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