La 9
e Conférence des Parties (COP-9) à la Convention des Nations Unies de la lutte contre la désertification (UNCCD) s’est ouverte lundi 22 septembre 2009 dans la capitale argentine, Buenos Aires, avec la participation de plusieurs pays. Une délégation d’experts de l’Observatoire du Sahel et du Sahara (OSS), conduite par son secrétaire exécutif, M. Youba Sokona, prend part aux travaux de cette conférence, qui se poursuivra jusqu’au 2 octobre. L’OSS présentera à cette occasion, le 1er octobre, à la Salle de réunion n°5, un side event sur «les systèmes de surveillance pré-requis à la mise en œuvre de la stratégie décennale de l’UNCCD : défis, enjeux et perspectives».
Au cours de la cérémonie d’ouverture, la ministre espagnole de l’Environnement, présidente du bureau de la COP-8, Mme Elena Espinosa, a souligné, dans une allocution lue en son nom, l’importance de la conjoncture dans laquelle se tient la COP-9, marquée notamment par une forte crise économique et d’importants changements climatiques, une situation qui requiert de la communauté internationale davantage d’efforts pour cerner le grand défi de lutte contre la désertification.
La responsable espagnole a précisé que depuis la COP-8 tenue à Madrid en 2007, d’importants résultats ont été réalisés, notamment le lancement de la Estrategia 2008-2018, visant à renforcer la mise en place de la UNCCD et améliorer l’état des écosystèmes et les conditions des populations touchées par le phénomène, relevant la nécessité de mettre en place un cadre général destiné à favoriser, sur les plans nationaux et régionaux, l’élaboration et l’application de politiques, de programmes et de mesures ayant pour but de faire face à la désertification et atténuer son impact.

De son côté, le secrétaire d’Etat argentin à l’Environnement et au développement durable, et président de la COP-9, M. Homero Bibiloni, a mis en exergue l’importance de la formation scientifique dans les pays membres de l’UNCCD, appelant au renforcement des capacités scientifiques des universités et à un échange plus accru d’informations et d’expertises entre les experts nationaux et leurs homologues internationaux.
Soulignant l’importance de la tenue en Argentine de la COP-9, qui sera suivie en octobre du XIIIème Congrès forestier mondial et des Sommets du changement climatique et de la biodiversité, M. Bibiloni a plaidé pour la mise en place d’actions précises et bien ciblées pour faire face à la désertification qui affecte en grande partie les populations pauvres vivant dans le monde rural.
Pour sa part, le secrétaire exécutif de la Convention de lutte contre la désertification (CLD), M. Luc Gnacadja, a noté que le défi qui se pose devant les parties (gouvernements, organisations régionales et économiques) et les ONG consiste à savoir comment concilier entre les besoins de développement et la nécessité de protéger l’environnement.
Il a précisé que cette conférence est une occasion unique pour les parties afin de partager les initiatives en matière de lutte contre la désertification et la pauvreté et avancer vers un environnement porteur et soutenu dans le but de réaliser les objectifs de la Stratégie convenus à Madrid.
La COP-9 se penchera sur l’évaluation de la Estrategia 2008-2018, la stratégie commune adoptée en 2007 à Madrid, en Espagne, et la contribution de sa mise en œuvre à l’amélioration des écosystèmes et des conditions de vie des populations touchées. Elle procèdera notamment à l’examen des engagements des parties et de la voie à suivre par l’UNCCD dans le domaine de la lutte contre la désertification dans les pays touchés par la sècheresse notamment en Afrique, en Asie et en Amérique Latine.
Cette neuvième session de la COP sera aussi l’occasion pour que les Parties (gouvernements, organisations régionales et économiques) et les ONG partagent les initiatives en matière de lutte contre la désertification et la pauvreté.
Parallèlement aux travaux de la COP-9, une première Conférence du comité scientifique est prévue du 22 au 24 septembre dans le cadre de la Convention, avec la participation d’éminents scientifiques et experts en matière de dégradation des sols, dont les conclusions seront soumises aux gouvernements pour faire face aux problèmes en rapport avec l’utilisation de l'eau, la sécurité alimentaire, les émissions de gaz et l’adaptation du changement climatique.
A propos du side event de l’OSS :
http://www.oss-online.org/images/stories/images_news/side/flyer_side_event1.pdf)