
Le chef du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) a admis que l’erreur sur la fonte des glaciers de l’Himalaya, dans un rapport datant de 2007, avait entaché la crédibilité du groupe.
Dans une interview publiée mercredi 3 février par le ‘‘Guardian’’ (Grande-Bretagne), l’Indien Rajendra Pachauri a toutefois refusé de présenter des excuses au nom des experts de l’ONU, qui avaient estimé dans leur 4e rapport que les glaciers de l’Himalaya reculaient plus vite que les autres du monde et «pourraient disparaître d'ici 2035, voire avant». «Je pense que cette erreur nous a certainement coûté cher, çà ne fait pas l’ombre d'un doute», déclare M. Pachauri au quotidien britannique. En 2007, le 4e rapport du GIEC lui avait valu le Prix Nobel de la Paix.
Il rappelle que le GIEC a reconnu il y a une dizaine de jours qu’il s’agissait d’«une regrettable erreur» provenant de «procédures établies qui n’ont pas été correctement suivies».
Le GIEC avait toutefois indiqué que la conclusion générale du rapport, qui prédit que la fonte des glaciers de l’Himalaya, des Andes et de l’Hindu-Kush, va s’accélérer au XXIe siècle, est «solide» et «appropriée», et avait réaffirmé que ses conséquences seraient dévastatrices.
Le rapport du GIEC fait autorité dans le monde en matière d’évaluation du réchauffement climatique et de ses impacts. Ses résultats sont visés par des scientifiques et vérifiés par des éditeurs.
Source : AFP