
Dimanche 8 novembre, sous un timide soleil automnal, la Place de l’Environnement, en face du Centre international des technologies de l’environnement de Tunis (CITET, sis à l’Avenue du Leader Yasser Arafat, Tunis) était particulièrement animée. En cette matinée plutôt fraîche, des grappes d’enfants, d’adolescents et d’adultes s’affairaient dans les allées. Certains portaient des habits traditionnels, entre autres des boubous en bazin et des jebbas blanches tunisiennes. Tous se préparaient à participer aux festivités organisées en marge de la célébration de la traditionnelle Fête de l’arbre.
C’est l’Association du Réseau Méditerranéen pour le Développement Durable (AREMEDD) qui a pris cette initiative, en collaboration avec l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS). La Banque africaine de développement (BAD) et les missions diplomatiques accréditées à Tunis se sont associées à l’organisation.

Des enfants de toutes les nationalités étaient ainsi réunis, avec leurs parents, pour planter ensemble des arbres joliment appelés ‘‘Arbre de l’amitié et de la solidarité’’, ‘‘Arbre des mères’’, ‘‘Arbres des enfants’’…
La cérémonie s’est déroulée en présence de M. Mohamed Mehdi Mlika, président de l’AREMEDD, de M. Youba Sokona, secrétaire exécutif de l’OSS, de MM Franco et Salvatore Negro, membres du Réseau pour l’environnement durable de l’Italie (Sicile), des représentants des missions diplomatiques et de la société civile locale. M. Makoto KatagiriI, directeur de Mitsubishi-Tunisie, M. Tetsuyau Utamura, administrateur du Japon auprès de la BAD, Mme Nadia Merdassi, responsable de l’initiative Banque Verte auprès de la BAD et le président de l’Association des familles auprès de la même institution ont aussi participé à l’événement.
Dans son allocution d’ouverture, M. Mlika a rappelé que chaque Africain émet dans l’atmosphère annuellement l’équivalent de 2 tonnes de CO2, soit le dixième des émissions d’un Américain et le tiers d’un Français. Pour aider à absorber une partie de ces émissions de gaz à effet de serre, chaque Africain se doit de planter chaque année un certain nombre d’arbres. Ce n’est qu’ainsi que l’on peut aider à protéger la planète terre des effets négatifs des changements climatiques et la préserver aux générations futures. Les enfants d’aujourd’hui étant les adultes de demain, l’habitude de planter des arbres doit être ainsi transmise de génération en génération.