Go to Down

Gestion Intégrée et Concertée des Ressources en Eau des Systèmes Aquifères d’Iullemeden, de Taoudéni-Tanezrouft et du Fleuve Niger (GICRESAIT)

Gestion Intégrée et Concertée des Ressources en Eau des Systèmes Aquifères d’Iullemeden, de Taoudéni-Tanezrouft et du Fleuve Niger (GICRESAIT)

« Gestion Intégrée et Concertée des Ressources en Eau des Systèmes Aquifères d’Iullemeden, de Taoudéni /Tanezrouft
et du Fleuve Niger »

L’ensemble des systèmes aquifères d’Iullemeden (SAI) et de Taoudéni/Tanezrouft (SAT) couvre une superficie d’environ 2,5 millions de km² et s’étend sur sept pays, à savoir l’Algérie, le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Nigeria.

Le système aquifère de Taoudéni/Tanezrouft, dissocié du bassin du fleuve Sénégal par la dorsale sénégalo-mauritanienne, est peu connu et n’a pas fait l’objet d’études d’ensembleSur le plan climatique, la région du Système Aquifère Iullemeden - Taoudéni/Tanezrouft (SAIT) est subdivisée en quatre zones :

  • la zone soudanienne avec un climat de type guinéen et des précipitations supérieures à 1200 mm par an et parfois 1500 mm ;
  • la zone soudano sahélienne avec un climat de type tropical et des précipitations comprises entre 700 et 1200 mm ;
  • la zone sahélienne avec un climat de type sahélien et des précipitations comprises entre 700 et 200 mm ;
  • la zone sub-saharienne avec un climat de type subdésertique et des précipitations variant de 200 à moins de 50 mm.

Le Système Aquifère d’Iullemeden-Taoudéni/Tanezrouft est drainé par le réseau hydrographique du fleuve Niger, qui prend sa source dans le Fouta Djalon en Guinée. D’une longueur de 4200 km, le fleuve draine un bassin de 1 500 000 km². Son régime est marqué par une crue saisonnière, alimenté de façon irrégulière par les pluies d’hivernage. Le volume moyen est de 46 milliards de m3 par an, avec un volume minimum calculé de 20 milliards de m3 en 1984 (année sèche) et un maximum de 61 milliards de m3 en 1967 (année humide).

Contrairement aux eaux de surface en Afrique de l’Ouest, les ressources souterraines ne font pas l’objet d’une gestion concertée entre les pays riverains. Le projet SAI, mené par l’OSS entre 2004 et 2009 sur la partie du SAI (limitée au Mali, Niger et Nigeria sur 500.000 km2), a permis d’identifier des risques de diminution de la ressource, de dégradation de la qualité des eaux, et les impacts négatifs  des changements climatiques. De plus, un modèle hydrogéologique développé par l’OSS a mis en évidence des relations étroites entre le SAI et le fleuve Niger qui reçoit annuellement à partir des eaux souterraines plus de 125 millions m3. Par ailleurs, en s’inspirant de l’expérience du SASS (Système Aquifère du Sahara Septentrional), un cadre de concertation (Protocole d’accord) assorti d’une feuille de route pour sa mise en place par les trois pays a été institué en mai 2009 pour une gestion concertée et une exploitation équitable et rationnelle de ces ressources en eau partagées.

Le développement des pays de la sous-région requiert une gestion intégrée et concertée de toutes les ressources en eau. C’est dans cette perspective que l’OSS a ​lancé en 2011, avec la pleine participation des sept pays, le projet de « Gestion Intégrée et Concertée des Ressources en Eau des Systèmes Aquifères d’Iullemeden, de Taoudéni /Tanezrouft et du Fleuve Niger (GICRESAIT) ».

 

Objectifs

L’objectif du projet est d’évaluer le potentiel en eau et définir les éléments de suivi de l’ensemble des ressources en eau souterraines du SAI, du SAT et du Fleuve Niger, pour aider les pays dans l’élaboration de leur schéma de développement futur en tenant compte de la vulnérabilité de ces systèmes au climat. Il a également pour objet d’améliorer significativement la gestion concertée et durable des ressources en eau des systèmes aquifères transfrontaliers et du fleuve Niger. Les conditions de vie et d’accès à l’eau de la population seront ainsi améliorées dans l’ensemble de la zone couverte par ces aquifères.

Cet objectif sera atteint par :

  • l’amélioration des connaissances des systèmes aquifères transfrontaliers des Iullemeden et du Taoudéni Tanezrouft ;
  • l’identification des risques transfrontaliers liés à l’exploitation de ces ressources et au changement climatique ;
  • l’élaboration et le suivi d’indicateurs de vulnérabilité et de développement durable de ces ressources.

Résultats et produits obtenus  

  • une base de données régionale construite avec les données issues de plus de 81.000 points d’eau
  • des rapports de synthèse hydrogéologique, hydro-climatologique, socio-économique, et sur les changements climatiques
  • un rapport technique sur l’application de la télédétection à l’amélioration des connaissances des eaux souterraines
  • un référentiel hydro-géographique développé avec de nombreuses cartes thématiques élaborées à différentes échelles. Ces cartes concernent entre autres :
  • les cartes géologique et hydrogéologique,
  • les cartes de recharge des aquifères (année la plus humide de la période 1960-2010 ; Année la plus sèche de la période 1960-2010 ; et la zone d’étude),
  • les cartes de la géométrie des aquifères  et  des paramètres hydrodynamiques
  • une carte de vulnérabilité des eaux souterraines en relation avec  les  changements climatiques,
  • une carte du risque de pollution des eaux souterraines par les activités anthropiques

Les modèles mathématiques élaborés pour ces systèmes aquifères ont, entre autres, mis en évidence des relations hydrauliques entre les aquifères et les écoulements du fleuve Niger. Celui-ci alimente les aquifères avec plus 1,5 milliard de m3 par an dans le bassin de Taoudéni alors qu’il reçoit plus du double (3,3 milliards m3 par an) dans le bassin d’Iullemeden en aval.

Enfin, les activités pour la création d’un cadre de concertation et de gestion optimale de cette ressource en eau stratégique ont été poursuivies avec la tenue à Abuja (Nigeria) d’un atelier régional (les 24 et 25 mars 2014) et d’une réunion des ministres en charge de l’eau (le 28 mars 2014). Ce cadre de gestion est en cohérence avec le Protocole d’accord issu des études précédentes qui concernaient uniquement les trois pays du Système Aquifère d’Iullemeden (Mali, Niger et Nigeria).

  • Afin d’appuyer les efforts de mobilisation des partenaires du Nord et du Sud pour le développement durable dans la région Maghreb – Sahel –Afrique orientale, une table ronde des partenaires au développement a été organisée le 18 juin 2014 à Tunis, avec le soutien de la Facilité africaine de l’Eau (FAE).

Activités

Pour atteindre ces résultats et ces produits, les activités du projet ont été regroupées en quatre (4) composantes :

  • Composante A: Amélioration des connaissances et Evaluation des ressources en eau de l’ensemble du Système Iullemeden – Taoudéni /Tanezrouft
  • Composante B: Analyse et Gestion des Risques transfrontaliers et mise en place d'un cadre de concertation de l’ensemble SAI, SAT et fleuve Niger
  • Composante C: Renforcement des capacités de gestion et  sensibilisation du public
  • Composante D: Gestion du Projet.

A ce jour, d’importants résultats et produits ont été obtenus. Il s’agit entre autres, d’une Base de données régionale construite avec les données issues de plus de 81.000 points d’eau, des rapports de synthèse hydrogéologique, hydro-climatologique, socio-économique, et sur les changements climatiques, un rapport technique sur l’application de la télédétection à l’amélioration des connaissances des eaux souterraines, un référentiel hydro-géographique développé avec de nombreuses cartes thématiques élaborées à différentes échelles. Ces cartes concernent entre autres :

  • les cartes géologique et hydrogéologique,,
  • les cartes de recharge des aquifères (année la plus humide de la période 1960-2010 ; Année la plus sèche de la période 1960-2010 ; et la zone d’étude),
  • les cartes de la géométrie des aquifères  et  des paramètres hydrodynamiques
  • une carte de vulnérabilité des eaux souterraines en relation avec  les  changements climatiques,
  • une carte du risque de pollution des eaux souterraines par les activités anthropiques

De plus, les modèles mathématiques élaborés pour ces systèmes aquifères ont, entre autres, mis en évidence des relations hydrauliques entre les aquifères et les écoulements du fleuve Niger. Celui-ci alimente les aquifères avec plus 1,5 milliard de m3 par an dans le bassin de Taoudéni alors qu’il reçoit plus du double (3,3 milliards m3 par an) dans le bassin d’Iullemeden en aval.

Enfin, les activités pour la création d’un cadre de concertation et de gestion optimale de cette ressource en eau stratégique seront bientôt achevées avec la tenue à Abuja (Nigeria) d’un atelier régional (les 24 et 25 mars 2014) et d’une réunion des ministres en charge de l’eau (le 28 mars 2014). Ce cadre de gestion est en cohérence avec le Protocole d’accord issu des études précédentes qui concernaient uniquement les trois pays du Système Aquifère d’Iullemeden (Mali, Niger et Nigeria).

 

Ajouter un commentaire

Plain text

CAPTCHA
Cette question permet de s'assurer que vous êtes un utilisateur humain et non un logiciel automatisé de pollupostage (spam).
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.
Go to top