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Mécanisme de Concertation du SASS

Mécanisme de Concertation du SASS

Instrument de coopération technique et politique sur le bassin transfrontalier du SASS 

L’inauguration du Mécanisme de Concertation du Système Aquifère du Sahara Septentrional (SASS) a constitué l’un des principaux résultats du projet SASS mis en œuvre par l’OSS et les institutions en charge de la gestion de l’eau en Algérie, en Libye et en Tunisie.

Le Mécanisme est entré officiellement en fonction le 1er juin 2008,  ouvrant ainsi un nouveau chapitre de la coopération régionale dans le domaine de l’eau. Il s’agit en effet de la première structure de concertation dédiée à des ressources en eau souterraines transfrontalières en Afrique.

Développé sous l’impulsion de l’OSS et grâce à l’engagement des trois pays riverains, le mécanisme de concertation vient couronner la démarche que l’Observatoire : amélioration de la connaissance, collaborations techniques, émergence d’une conscience de bassin partagé et passage à la coopération sur le plan politique entre les pays riverains.

Conformément à cette démarche, le développement et l’appropriation d’outils communs (une base de données et un modèle de simulation communs et opérationnels dans les trois pays), ont forgé la confiance mutuelle entre les équipes techniques.

La conviction que l’action commune augmente l’efficacité des solutions et la certitude que l’échange d’informations est devenu nécessaire ont conduit à la mise en place du noyau technique du mécanisme de concertation. A cet égard, la bonne volonté des autorités de l’eau algériennes, libyennes et tunisiennes pour la communication des informations a été exemplaire. L’approbation officielle de la structure de concertation technique est intervenue lors d’une réunion tenue en décembre 2002 sous les auspices de l’OSS.

Ainsi, conformément à la vision de l’OSS et grâce à l’appui des partenaires de coopération, la concertation tripartite est passée du niveau technique au niveau politique. Le mécanisme de concertation permanent, dont le financement est assuré de façon égalitaire par les trois pays, a été provisoirement accueilli au sein du Secrétariat exécutif de l’OSS.

C’est l’Algérie qui assume actuellement un mandat de deux ans (février 2017 – février 2019) à la tête du Mécanisme de Concertation en la personne de M. Rachid Taïbi, qui a assuré les fonctions de Conseiller du Ministre des ressources en eau et de l’Environnement de l’Algérie et de Directeur Général de l’ANRH. Le programme du Mécanisme comporte plusieurs activités scientifiques et techniques conjointes, dont principalement l’actualisation de la base de données, la mise en place du réseau de suivi des nappes aquifères et la définition des protocoles d’échange de données entre les trois pays.​

Le SASS renferme des ressources importantes, peu renouvelables et non exploitables en totalité, estimées à 30 000 milliards de m3. Le bassin s’étend sur une surface totale de près de 1 million de km2 dont 700,000 se trouvent en Algérie, 80,000 en Tunisie, et 250,000 en Libye. Le SASS revêt une importance stratégique pour le développement dans une région qui abritera à l’horizon 2030 près de 8 millions d’habitants.

Le mécanisme de concertation du SASS est un grand acquis pour les pays concernés qui y retrouvent le fruit de leur volonté commune de faire de l’eau saharienne un vecteur de coopération et un facteur de développement et de bien être des populations de la région. Il s’agit également d’un grand acquis pour l’Afrique car l’OSS entend capitaliser les résultats et les expériences du SASS en vue de les étendre à d’autres grands aquifères au continent, notamment en Afrique de l’Ouest et de l’Est.

 

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