Améliorer la connaissance et la gouvernance des eaux souterraines au Sahel | CGESS


Date d’approbation
Approbation du FEM : 28 novembre 2017

Durée du projet
5 années (60 Mois : 2018-2023)

Pays concernés
Mali, Niger et Tchad

Partenaires financiers et techniques
Agence du FEM : Banque mondial

Partenaires d’exécution 

  • Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) 
  • CILSS (Comité Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel)
  • FAO/UNESCO
  • IWMI

Bénéficiaires principaux du projet
Les institutions locales, nationales et régionales chargées de la gestion des eaux souterraines et des eaux de surface au niveau des 3 pays concernés : Mali, Niger et Tchad. 
Objectifs
Le projet régional « Améliorer la Connaissance et la Gouvernance des Eaux Souterraines au Sahel » (CGESS), a été conçu pour compléter le « Projet d’Appui Régional à l’Initiative pour l’Irrigation au Sahel » (SIIP), (Fig. 1). 

L’objectif de développement du projet est de contribuer à la sécurité de l'eau et au développement économique et durable au Sahel ouest africain.

L'objectif spécifique de développement de projet est d'améliorer les connaissances sur le potentiel des eaux souterraines au Sahel et de renforcer les dispositions de gouvernance des eaux souterraines aux niveaux local, national et régional.

Le projet CGESS apportera un soutien au Mali, au Niger et au Tchad où l'expansion de l'irrigation à partir des eaux souterraines devrait être la plus élevée et les pratiques de gestion durable des eaux souterraines sont les plus urgentes. En effet, le Mali, le Niger et le Tchad, avec moins de 1% d'utilisation des ressources en eaux souterraines renouvelables selon certaines sources, exercent actuellement une très faible pression sur les ressources en eaux souterraines. Aujourd'hui, au Mali et au Niger, l'utilisation des eaux souterraines au niveau national représente respectivement 4% et 2% des usages agricoles et 28% au Tchad, contre 30% à 45% dans les autres pays du Sahel ouest africain.

Dans la plupart des cas, les développements de l'utilisation des eaux souterraines dans la région, se concentrent sur l'expansion de l'irrigation qui aura probablement des effets négatifs sur la quantité et la qualité des eaux souterraines et réduira la disponibilité de l'eau potable. Outre la nécessité de mieux quantifier et cartographier les ressources en eau souterraine utilisables, il est également nécessaire d'améliorer les dispositifs de gouvernance à tous les niveaux, de réduire le risque de surexploitation et d'assurer une allocation adéquate des ressources en eau souterraine. En effet, en matière de gouvernance des eaux souterraines transfrontalières, des tentatives de Protocole d’accord existent mais ne sont pas opérationnelles. En revanche, la gouvernance de l'eau souterraine est négligeable comparativement aux eaux de surface, lorsqu’il s’agit de l’utilisation de l’eau souterraine pour l’agriculture irriguée à petite et/ou moyenne échelle (nappe phréatique ou de peu profonde) voire à l’échelle de pilotes.

Statut du projet
Projet en cours à l'étape de préparation « Project Preparation Grant (PPG) » pour élaborer le document de projet (PRODOC) ou le document d'évaluation du projet (PAD)

Résultats attendus

  • Nombre d'aquifères ayant des évaluations améliorées de leur potentiel en eau souterraine exploitable d'un point de vue qualité, quantité et économie 
  • Nombre de plans locaux de gestion participative des eaux souterraines développés

Les principaux indicateurs de résultats seront affinés pendant la préparation du projet.